Nos valeurs

La FCPE revendique un service public de l’éducation laïque, gratuit et accessible à tous qui doit accompagner tous les enfants vers le statut de citoyen. C’est sur ces valeurs qu’elle a bâti son projet éducatif; ce document, fruit d’un travail collectif, a été adopté lors du congrès national de la FCPE en2011.     

 LA LAÏCITÉ 

 « École, Laïcité, République» : dans ces trois mots la FCPE puise son origine, son histoire etson identité.Pour les parents de la FCPE, la laïcité, principe fondamental inscrit dans la Constitution de notre République, se définit comme un humanisme généreux d'égalité, de liberté, de fraternité,de tolérance et de respect, visant à l'universalité. Elle s'applique à toute forme de pensée,qu'elle soit religieuse, politique ou philosophique et non simplement par rapport aux églises.  Elle se fonde sur le respect de l'individu, porteur de sa liberté et de ses droits propres ; personne ne pouvant décider pour lui ou s'exprimer en son nom sans son accord.La FCPE entend que ce principe de laïcité s'étende et s'applique à l'ensemble du territoire,conformément aux lois de la République, rappelées dans le Préambule et l'article 2 de laConstitution, qui stipulent "l'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque, à tous lesdegrés, est un devoir de l'État", "la France est une république indivisible, laïque, démocratiqueet sociale". 

 LA CITOYENNETÉ

La citoyenneté se construit progressivement par l'acquisition de savoirs, de savoir-faire, des avoir-être. C'est par le développement de l'esprit critique, de l'écoute et du sens du respect del'autre, de l'autonomie, de la solidarité, de la responsabilité que l'école éduque à la citoyenneté.

Celle-ci n'est pas enseignée seulement sous la forme d'un cours. Elle ne se rattache à aucunediscipline particulière, mais imprègne tout le dispositif éducatif. Elle est mise en avant à toutmoment, et en tout lieu de la vie de l'enfant, dans l'école et au dehors, en chaque occasionpropice, et dans des situations spécialement aménagées dans les établissements.  En considérant dans la pratique quotidienne, l'enfant et le jeune comme acteurs à part entière,l'école, au-delà des concepts enseignés, remplira sa mission d'éducation à la citoyenneté.Le comportement et les pratiques éducatives des adultes restent la référence de toutedémarche d'éducation à la citoyenneté, telle que nous la concevons.Cependant, si l'école a un rôle essentiel dans cet apprentissage, elle n'est pas seule àintervenir. La famille a, elle aussi, un rôle important à jouer. Elle est le premier lieu de latransmission des valeurs, de l'apprentissage du respect d'autrui et de la socialisation del'enfant. Toutes les structures, qui accueillent l'enfant et le jeune, y contribuent également. 

 LE SERVICE PUBLIC

La FCPE réaffirme le rôle essentiel du service public dans un monde régi par les lois dumarché, dans une Europe où la France fait figure d'exception. Le service public permetd'assurer l'égalité d'accès de tous les citoyens à la santé, à l'éducation, à la justice, à la culture,aux transports..., en tout point du territoire métropolitain et, d'outre-mer.  Le service public d'éducation ne peut exister sans idéal de démocratie, sans égalité des droitsdes citoyens et des élèves, sans volonté d'émancipation, sans transmission de valeurs. C'estune question de société, qui engage tous les citoyens au-delà des spécialistes de l'éducation..Elle nécessite l'expression de tous.  Son maintien et son développement, exigent la mise en œuvre d'une politique d'aménagementdu territoire audacieuse, cohérente, novatrice et concertée, à l'initiative de l'État, garant del'intérêt général.

 L’État a l'obligation de permettre l'accès de tous à l'école publique par l'ouverture et le maintiend'écoles et d'établissements partout sur le territoire, le développement du service publicd'éducation dans les zones défavorisées, et la modernisation de l'école en milieu rural.Sur la question du choix de l'établissement, la FCPE se prononce en faveur de la sectorisationutilisée comme outil du service public et garante du respect du principe d'égalité de droit etd'accès à tous, sans discrimination. La sectorisation doit tenir compte des réalités du terrain.Elle implique la concertation avec les parents sur la définition des secteurs scolaires.   L’État a l'obligation d'apporter à tous les jeunes les savoirs et les compétences nécessairespour qu'ils construisent leur propre identité, leur parcours professionnel, social et culturel, qu'ilsaccèdent à une citoyenneté pleine et entière.

L’ÉGALITÉ ET LA GRATUITÉ

L'école publique a, dès sa création, été conçue comme devant être obligatoire et gratuite.

« La Nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formationprofessionnelle et à la culture. L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tousles degrés est un devoir de L’État». Préambule de la Constitution de la Ve République. 

 «Les Etats parties reconnaissent le droit de l'enfant à l'éducation, et en particulier, en vued'assurer l'exercice de ce droit progressivement et sur la base de l'égalité des chances :

-   Ils rendent l'enseignement primaire obligatoire et gratuit pour tous.

-   Ils encouragent l'organisation de différentes formes d'enseignement secondaire, tantgénéral que professionnel, les rendent ouvertes et accessibles à tout enfant, et prennent desmesures appropriées telles que l'instauration de la gratuité de l'enseignement et l'offre d'uneaide financière en cas de besoin».  

Convention internationale des Droits de l'Enfant.

«La Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement».

 Préambule de la Constitution de la Ve République.La FCPE adhère à ces principes fondateurs, elle entend qu'ils demeurent vivants ets'appliquent pleinement.Dans une période marquée par des inégalités sociales grandissantes, bon nombre de famillesont des difficultés à faire face aux dépenses qui leur sont imposées pour l'éducation de leursenfants. La gratuité est plus que jamais une des conditions de l'égalité et donc de la réussite detous.  La FCPE constate un recul significatif de la gratuité de l'école publique et une dérive insidieusevers une école inégalitaire par l'argent, dus en particulier à l'insuffisance des financementspublics pour prendre en compte les évolutions du système éducatif et de la société. Laprolongation des études bien au-delà de l'âge de la scolarité obligatoire, les nouvellesconceptions de la mission de l'école, de l'acte éducatif et des pratiques pédagogiques avecl'ouverture de l'école sur son environnement, le développement des activités culturelles,sportives, des classes de découverte, des séjours linguistiques, la généralisation de l'alternance dans le cadre de la formation professionnelle, la mise en place des projets d'aménagement dutemps de l'enfant..., sont autant d'éléments qui nécessitent moyens trop souvent transférés à lacharge des parents